Que veux-tu que je te dise

Que veux-tu que je te dise
Que l’an deux mil neuf s’en est allé
Avec ses gémissements horribles
Ses fleuves en crue sillonnant les flancs échevelés des terres mouillées
Ses explosions de gaietés cadavériques
Milles morceaux choisis émiettés
Lendemains amputés sur les terrains démilitarisés
L’océan respirant à vagues déployées
Exhalant affaissements
Inondations
Sinistres
Rasages
Ravages


Que veux-tu que je te dise
Que l’an deux mil neuf s’en est allé
Avec
Au bas mot l’avènement obamal
Une mort du racisme dit-on
La mort de Bongo
Les morts de Madoff
Les chèques de coupe en algue
Ces rues qu’on reboise
Les forêts contrariées
L’entêtement d’un ahmadinejad
Les défis des poulets pakistanais
Le râle du pas peuple
Trop de vaccins pour l’Agrippa surestimée
Les grands bonds du Japon
Chinent de sa réussite
Bolly-Hollywoodisme
Un messie ballon d’or
Les promus à la coupe du monde de football


Que veux-tu que je te dise
Que la guerre est finie
La paix revenue
Moudjahiddines et talibans
Ben L’Amen et ses anges
Chantres passionnés entonnant Tartare
Armaguedon étonnant la Statue de la Liberté
L’Afrique émettant des sons audibles
Pour ses peuples affamés de vivres
Luxueuses cylindrées
Comptes en Suisse
Et du sang débordant des ethnocides
La putrescence du droit de vivre des villageois
Darfour
Sur le front le sceau de la fin
Je ne fais que parler
De cela tu as raison
Mon pouvoir impotent
Et cela amuse
Les autres qui font
L’enfer


Que veux-tu que je te dise
Que j’ai connu de bons poètes
Des amis
Des frères
Oui
Un second fils
Des promesses
Une belle santé
Révolution de ma plume
Des cœurs qu’écorche l’immonde dehors
Assemblent toutes leurs ondes
Positives
Chaque jour renouvelle la pensée
Affronte fermement la flemme
La froidure incisive des causes perdues
Berlue si je dis
Je ne suis plus seul
Je ne suis plus seul
Une larme d’amour perle richement sur cette face
Prémonition d’outre-monde d’autres liens
Qui délivrent
Délient la langue de la liberté
Liberté
Mes ailes
Même virtuelle
Qu’est-ce qu’elle sent bon


Que veux-tu que je te dise
Que l’avenir est vert
Espoir autorisé
Ses plaies cautérisées
De toute façon les attentats sont trop souvent manqués
Les suspects appréhendés
L’amorce des sentiers de paix
Est-ce vraiment ce que tu m’entends dire
L’entente
L’harmonie
Ce calme inespéré
Couleront à flots sept années
Aucune hérésie dans les temples
Eglises et mosquées
Les prophéties émises
Apprises et comprises pour l’intérêt des désintéressés
Derrière les dirigeants aucune éminence grise
Je m’égare
Ce n’est ni régulier ni poétique
Juste des vœux criés à vau
L’eau
Bonne année
Le dire à la fin mais non au début
Pourtant la fin est le début


De ma nuit au matin
J’ai veillé
J’ai vieilli
Sous le poids de ton absence
Une lueur sur mon visage
Quand le jour est venu
Sans le soleil
Cette autre fois
J’écoute la rue
Le ruisseau
L’herbe qui mouille sa tige
Les animaux venus irriguer des gosiers arides
Seul des cris
De joie
Beaucoup de joie
De peine
Encore plus de peine
Comme une nuit inachevée sondant ma patience
Mon mérité à connaître les joufflus jours heureux
Loin d’ici
Bas
Aveugle
Sourd
Muet.

© Paul Nwesla Biyong
texte déposé n°444P1A1

Commentaires (1)

1. gilda nataf 10/01/2012

Paul, tu les caches ! je t'invite du côté FB ! te lire pleine page pleine rage ! merci grand ! bises

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Membre du collectif des Poètes mal famés
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