Les bénites

Je ne pensais pas qu’on pouvait descendre si bas :
Cesser de végéter et mourir sans trépas,
Dissolvant son âme dans l’espoir des aubes meilleures,
Les siens suçant la sève de singulières horreurs.


Ce beau ciel bleu sur les visages meurtris fait peur.
Même si on ne dit mot, immense est la douleur
Des coïts ponctuels pour les siens ou un souteneur
Dans un fourgon aménagé par l’encadreur.

 
Ces mâles et ces femelles rayonnent de dix mille feux
Malgré la lourdeur des holocaustes malheureux.
Nos frères qui n’ont plus de membre à tendre, on maudit ;


Nos sœurs qui s’offrent et pour nous souffrent, on bénit.
Un regard complice, des destinées corrompues ;
Une vie de noble aux obsèques des vertus.

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Membre du collectif des Poètes mal famés
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